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 A la découverte d'Abel Servien,

Seigneur de Biviers

(Journées du Patrimoine, 16 et 17 septembre 2000)

        Sommaire :

- Affiche de l'exposition :

 

- Double article de l'hebdomadaire "Les Affiches de Grenoble

        et du Dauphiné" (Georges Salamand) :

                    "Au service de l'Europe, le dauphinois Abel Servien"

                   I) Les années de formation

                  II) La gloire et le salut de la France

- Aquarelle (Lisette Blanc)

- Panneaux de l'exposition (Pascal Beyls)

- Iconographie (extraits)

- La Paix de Westphalie (Diaporama) : A venir

Film réalisé pour le Ministère des Affaires étrangères à l'occasion de l'exposition " La paix de Westphalie - Vers l'Europe moderne" (Paris, Hôtel de la Monnaie, 16 septembre - 31 octobre 1998)

- Livre d'Or, distinctions obtenus, remerciements

 

Affiche de l'exposition

JOURNEES EUROPEENNES DU PATRIMOINE

16 et 17 septembre 2000

A LA DECOUVERTE D’ABEL SERVIEN

Seigneur de Biviers
Ministre d’Etat (1648-1659)

CHÂTEAU SERVIEN
dit Serviantin
à Biviers-La Grivelière (Isère)




Samedi 16 septembre de 14h à 19h –

Dimanche 17 septembre de 10h à 18h

Who’s Who International SA – 23, chemin du Levant – CH-1005 Lausanne

Double article extrait de l'hebdomadaire "Les Affiches de Grenoble

et du Dauphiné" (8 et 15 septembre 2000)

Au service de L'Europe, le Dauphinois Abel Servien (1593-1659)
Première partie : Les années de formation

Il y a des jours où l’on se demande si notre cher Dauphiné n’est pas un peu à l’image du monstre biblique Léviathan qui, non content d’avaler ses enfants les plus talentueux, provoquait aussi toutes les éclipses en faisant disparaître l’astre de Chantecler.
Chercheriez-vous, aujourd’hui, dans un dictionnaire français usuel, le nom d’Abel Servien, ne serait-ce que modestement placé entre «service» et «serviette», que votre quête serait vaine. Alors que le succès l’aurait largement couronné si son objet avait été d’autres illustres diplomates européens qu’ils soient anglais comme Curzon, hongrois tel Szigligeti, ou prussien à l’image de l’inattendu Caprivi di Caprara di Montecucoli au patronyme si typiquement germanique.
«Mea infelix culpa !», puisque les historiens locaux sont également pour quelque chose dans ce trou de mémoire sélectif et collectif, car il est certes plus facile de tracer la biographie d’un quelconque quidam, inventeur d’une limonade purgative – l’un et l’autre forcément géniaux car dauphinois – que de se pencher sur l’extraordinaire destin de l’enfant de Biviers, en Grésivaudan, l’homme qui dirigea, négocia et rédigea les fameux traités de Westphalie (1644-1648), œuvre qui, aux dires du ministre Loménie de Brienne, étaient, tout simplement, «l’affaire la plus grande et la plus importante que ce siècle eût vu».


Un devoir de mémoire


Aussi ne peut-on qu’applaudir à l’initiative d’Augustin Jacquemont, propriétaire du château Servien dit Serviantin à Biviers, lieu natal du grand homme, consistant à réparer ce scandaleux oubli en organisant, dans ces murs chargés d’histoire, avec la commune de Biviers et le concours dynamique et éclairé de l’historien de Meylan, Pascal Beyls, une exposition exceptionnelle sur la vie et l’œuvre d’Abel Servien.
Cette remarquable évocation sera présentée au public lors des prochaines journées européennes du patrimoine, les 16 et 17 septembre.

 

Associées à cette salutaire et originale œuvre de reconnaissance, voire de réhabilitation dans le cœur des Dauphinois «éclairés», Les Affiches ont largement contribué à la publication des cinquante pages d’une plaquette illustrée, due aux recherches et à la plume alerte d’A. Jacquemont qui a fait de la redécouverte de l’ombre de son prédécesseur, dans les recoins émouvants de ce site enchanté, un devoir moral de mémoire.
Et c’est en grande partie de ce document, «à conserver précieusement sur les rayons de votre bibliothèque», que nous allons extraire la substantifique moelle du propos de nos deux chroniques.

Il n’a qu’un œil, mais il est bon !


Né le 1er novembre 1593 au château Servien de Biviers, le jeune Abel, rejeton d’une vieille famille de bonne noblesse dauphinoise, entre dans la vie publique en 1616 comme procureur général au Parlement de Grenoble, pépinière de talents mais aussi forum où se brassent les idées et où s’expriment toutes les diversités intellectuelles de la province.
Participant en 1617 à l’assemblée des notables convoquée par le roi Louis XIII à Rouen, après l’échec des états généraux de 1614, Servien a tout pour se faire remarquer : le talent, les mérites, mais aussi la particularité physique d’être borgne de l’œil droit à la suite d’un accident «sportif». Cette infirmité, qui lui vaudra de méchants quolibets de ses ennemis, en particulier durant la Fronde, fera en sorte que, devenu illustre et donc flatté, notre homme sera systématiquement représenté de profil et généralement de gauche.
Maître de requêtes à l’Hôtel du Roi en 1624, il est, avec l’appui du cardinal de Richelieu, nommé intendant de Bordeaux en 1628, avec «plain pouvoir, puissance autorité, commission et mandement spécial».

  N’ayant pas fait, dès son arrivée, vérifier sa commission de nomination par le parlement local, et ayant jugé souverainement les marins rochelais qui, lors du célèbre siège, avaient naufragé les navires de Sa majesté, Servien sera condamné par les magistrats de Bordeaux. Mais le roi en personne, cassera l’arrêt du parlement, prenant la défense du «meilleur de ses serviteurs», humiliant le premier président Gourgues.
Ses années de formation vont se poursuivre en Italie, tout d’abord comme diplomate à la cour de Turin pour y régler le conflit qui oppose la France à l’Espagne et à la Savoie au sujet de la succession vacante du duché de Mantoue. Cette guerre se terminera par les traités de Cherasco de 1631, négociés par Servien pour le roi... mais avec la médiation d’un envoyé pontifical, un certain Giulio Mazarini, que le Dauphinois, qui le considère (déjà) «comme le plus digne et le plus adroit ministre dont Sa Sainteté pouvait se servir», introduira auprès de l’omnipotent cardinal de Richelieu.


le «vrai» testament de Richelieu


Après quelques tergiversations au cours desquelles Servien montre toute sa fermeté, Richelieu pourra exprimer, dans le «Mercure François», ce jugement tout à la gloire de son principal négociateur : «Aynsi s’est dissipé ce grand orage qui sembloit menacer toute la terre et faisoit mine d’enlever à la France ses lis, à Mantoue ses forteresses, à l’Italie ses franchises, à la noblesse française sa gloire, à toute l’Europe sa liberté. Aynsi sont venus et sortis les Allemands et les Espagnols de l’Italie, avec plus de honte que de profit...».
«A toute l’Europe sa liberté». A contrario et dix-huit ans avant son parachèvement de Munster et des traités, la mission confiée par le grand cardinal à Servien est toute tracée.
Il ira jusqu’au bout.


(A suivre).

Georges Salamand

Au service de L'Europe, le Dauphinois Abel Servien (1593-1659)

Seconde partie : La gloire et le salut de la France

Le succès appelant les honneurs, voici l’enfant de Biviers promu, après Cherasco, au secrétariat d’Etat à la Guerre. Heureuse époque où les portefeuilles d’un ministère pouvaient se compter sur les doigts d’une seule main !
De plus, «honoré de toutes parts», le ministre Abel Servien est admis, le 13 mars 1634 à l’Académie française alors tout nouvellement créée et dont il est le premier élu. Heureuse époque où il n’était pas nécessaire d’être octogénaire pour siéger chez les Immortels !
Rien de bien nouveau sous le soleil, cependant, sur le terrain mouvant des intrigues, de la jalousie et des complots.
La réussite du Dauphinois donne des boutons à quelques grosses pointures du «parti dévot» et aussi, malheureusement, à quelques conseillers de Richelieu comme certains autres ministres ou comme le fameux capucin Joseph du Tremblay, dit «L’éminence grise», sorte de chef-barbouze de l’époque.
Servien prèfère prendre les devants et se donner à lui-même son congé.
Son exil, en Anjou, va durer sept ans et sera fertile en événements. Tout d’abord, son mariage avec une jeune veuve de vingt-six ans, Augustine Le Roux, qui lui apporte, dans sa corbeille, le titre de comte de La Roche des Aubiers, puis la fréquentation des poètes, comme Guez de Balzac, Ménage ou Chapelain, qui lui permettent de développer son goût inné pour la pratique des Belles-Lettres.
C’est en Anjou que Servien apprend la mort de Richelieu, puis celle du roi, et l’arrivée aux affaires de Mazarin.

Le grand ouvrage

La «prise de fonction» en France, à la tête du ministère et dans le cœur de la reine Anne d’Autriche, de l’ancien représentant du pape au traité de Chérasco concorde, en vérité, avec l’ouverture des négociations de Münster et d’Osnabrück en Westphalie, en vue de mettre fin au conflit qui dire depuis 1618.

 

  Il s’agit ni plus ni moins que de mener à bien le véritable premier congrès européen de la paix puisqu’il réunit des représentants de toutes les puissances du vieux continent à l’exception de l’Angleterre, de la Russie et de l’Empire ottoman. Inauguré le 10 avril 1644, le congrès de Münster, ville où se réunissent les représentants des puissances catholiques, sera marqué, du côté des plénipotentiaires français et au vu et au su de tous, par les incessantes querelles qui vont voir s’affronter les deux négociateurs du royaume, Servien et d’Avaux, que tout oppose.

Représentant du parti dévot et donc d’un rapprochement avec l’Espagne, d’Avaux n’a pas le souci de poursuivre la «real-politik» de Richelieu, laquelle, par une alliance objective et circonstancielle avec les princes protestants, vise à «briser l’enfermement» du royaume dans la tenaille des Habsbourg.
Au contraire, Servien, fidèle à cette ligne proche de celle de Mazarin et parfaitement tenu au courant par son neveu, Hugues de Lionne, secrétaire du cardinal, gardera, seul, les pleins pouvoirs pour poursuivre et terminer les négociations du traité qui ne sera, en définitive, ratifié que le 18 février 1649 alors que la France est déchirée depuis plusieurs mois par les horreurs de la Fronde.
En conclusion de l’œuvre du Dauphinois, la lettre du 6 novembre 1648 de la reine Anne à Abel Servien est tout à la gloire de ce dernier, mais aussi tout à l’honneur de la souveraine qui y fait passer, sans ambages, le souci de l’intérêt de son pays d’adoption et de son fils avant ceux de sa propre famille et de sa dynastie d’origine.

Surintendant général des finances

Ministre d’Etat au plus fort de la Fronde, Servien gardera au sein d’un triumvirat exécutif aux côtés de Le Tellier et de Lionne, le cap de sa fidélité à la reine et au cardinal, malgré une longue disgrâce collective (1651-52).
 

 

De retour au ministère, le Dauphinois est nommé, le 8 février 1653, «co-surintendant» général des finances, une charge qui est la seule chose qu’il puisse partager sur ordre avec Fouquet, son cadet de vingt-deux ans, à qui tout l’oppose.
Mazarin, avec humour, décide alors que Servien, honnête et probe, se chargera des dépenses et que Fouquet, ambitieux et moralement plus élastique, s’occupera des recettes exclusivement. Le caractère entier de l’enfant de Biviers ne s’accommode pas, semble-t-il, de cette nouvelle disgrâce. Aussi, à soixante-deux ans passés, décide-t-il de prendre quelques distances avec la vie politique et les affaires publiques.
 

Le seigneur de Meudon

Sénéchal d’Anjou, baron de Meudon, marquis de Sablé et de Boisdauphin, Servien se consacre maintenant à l’embellissement de son château de Meudon. Pour cela, il se défait de tous ses biens en Dauphiné, entre autres, des terres et seigneurie de Biviers.
La dernière grande joie du diplomate dauphinois sera, en 1658, de marier sa fille Marie-Antoinette, largement dotée de près de 600 000 livres, à l’arrière-petit-fils impécunieux de Sully, futur duc de Sully et pair de France.
Le rêve le plus fou du grand serviteur de la couronne, de bonne mais modeste noblesse dauphinoise, venait de se concrétiser.
Le 17 février 1659, Abel Servien, surintendant général des finances, meurt en son château de Meudon. Il laissait le souvenir d’un diplomate talentueux et rigoureux, d’un serviteur de l’Etat intègre : «l’un des plus intrépides défenseurs des intérêts du roi et de ceux de la France».
«Celuy dont le tombeau tient enfermé le corps
A possédé, dit-on grands biens et grands trésors.
Mais il est vrai, pourtant, et c’est la voix commune
Que son esprit était plus grand que sa fortune
».
 

 

Georges Salamand

 

 

bulletAquarelle de Lisette Blanc :

Abel Servien accueille les visiteurs en son château

Panneaux de l'exposition (conçus et réalisés par Pascal Beyls) :

           1) Arbre généalogique

               2) Abel Servien, l'homme

               3) Les racines d'Abel Servien

               4) Le Procureur général du parlement de Grenoble   

               5) Les années probatoires à la cour

               6) Abel Servien en Italie

               7) Les passages des Alpes au XVIIe siècle

               8) De la disgrâce à l'exil

               9) La guerre de Trente Ans : un conflit ravageur

               10 ) la guerre de Trente Ans (1618 - 1648)

               11) La fin de la guerre de Trente Ans : les traités de Westphalie

     12) Un grand moment européen : les traités de Westphalie

               13) Les années terribles : la Fronde

               14) La surintendance des finances

               15) La quête du prestige

               16) Propriétés d'Abel Servien à Biviers

                                                            Compléments iconographiques

 

1 - Portrait de Richelieu, Par Philippe de Champaigne - Palais du Ministère des Affaires étrangères

Avec l'autorisation du ministère des Affaires étrangères

Cliquez ici pour agrandir l'image

2 - Traité de Münster entre Louis XIV, roi de France, et l'empereur et les princes allemands.

Münster, 24 octobre 1648

Cliquez ici pour agrandir l'image

Archives du Ministère des Affaires étrangères, Traités, Multilatéraux, 1648001.

Avec l'autorisation du Ministère des Affaires étrangères

3 - Vue de  la rive droite de la Loire, sur le sanctuaire marial de Notre-Dame des Ardillères, à Saumur

(lieu de sépulture d'Abel Servien et de son épouse, Augustine Le Roux)

Cliquez ici pour agrandir l'image

4 - Notre-Dame des Ardillères, à Saumur dont le dôme a été édifié à l'initiative d'Abel Servien, principal contributeur

(Photo Guillet-Lescuyer)

                                                            Cliquez ici pour agrandir l'image

 

 

5- Augustine le Roux

Palais de Justice de Grenoble (attribué à Le Brun)

Cliquez ici pour agrandir l'image

 

 

EXTRAITS DU LIVRE D'OR DE L'EXPOSITION

 

Avec mes plus vives félicitations pour cette extraordinaire manifestation. Jamais je n'aurais cru qu'une exposition sur un homme mort – et oublié – depuis si longtemps puisse éveiller pareil intérêt. J'en suis resté abasourdi. Un succès d'estime, certes, mais pas un tel succès de masse…

  Louis-Marc Servien,

Comte de Boisdauphin

Vital Chomel,

ancien Directeur des Archives Départementales

Merci à la famille Jacquemont pour son esprit d'ouverture à la population de toute la vallée. Que de souvenirs depuis août 1944 rattachent Serviantin au village actuel de Biviers !

Louis Charpentier,

le Maire Honoraire de Biviers

 

Jakmo nobis haec otia fecit

 

Emmanuel, Le Roy Ladurie

Membre de l'Institut

 

Au nom de l'Académie delphinale et en mon nom propre, toutes mes félicitations à M. et Mme Jacquemont pour ce "retour à Servien".

Daniel Grange,

Académie delphinale

Les Amis du Grésivaudan se réjouissent toujours quand un de leurs "natifs" est ainsi sorti de l'oubli et mis à l'honneur. Avec toutes mes félicitations pour cette belle réalisation.

Geneviève Dumolard-Murienne,

Présidente de l'Association

Toutes mes félicitations pour cette admirable initiative et l'expression de ma gratitude pour un aussi chaleureux accueil.

 Pierrette Paravy,

Académie delphinale

 

 

 

 

"J'ai repéré le château Servien..."

Trop beau !

Violaine et Mathilde

Fière d'être Biviéroise depuis bientôt 30 ans, fière d'avoir sous les yeux ce château magnifique que nous avons le plaisir de visiter grâce aux Journées du Patrimoine.

Félicitations et remerciements chaleureux pour cette large et accueillante ouverture, pour nous avoir permis de découvrir un grand commis de l'Etat et pour nous avoir rappelé une grande page de l'histoire européenne.

Merci d'avoir ouvert "ce lieu" afin de reprendre contact avec notre histoire locale et nationale. Belle exposition et bel accompagnement musical.

Belle exposition qui pourrait fournir d'utiles sujets de méditation à nos dirigeants (français et européens). 

Bravo pour cette magnifique exposition, passionnante par la dimension du personnage et les perspectives historiques toujours d'actualité que vous nous avez permis de découvrir ! Un grand merci. Ce soir, je me coucherai un peu moins sotte…

Faire revivre ce grand personnage avec une telle ampleur de documentation et d'iconographie était un défi que vous avez magnifiquement relevé. Merci pour la poésie des tableaux de notre artiste biviéroise.

Remarquable exposition; très bien illustrée par un diaporama bien documenté et bien illustré de gravures anciennes, sans oublier les tableaux remarquables de Mme Lisette Blanc. C'est avec grand plaisir que nous avons découvert ce grand serviteur de l'Etat que fut Abel Servien

 

 

  Après cette exploration si touchante de ce modeste seigneur devenu un si haut personnage de la France, je ne sais s'il faut plus admirer celui qui est célébré ou ceux qui, avec tant de talents, savent le faire aimer. Tout converge pour sensibiliser celui qui s'informe en passant et prend envie d'en connaître davantage. Et j'imagine Abel Servien contemplant son château prenant vie sous les doigts de Lisette Blanc : nul doute qu'il en aurait été ému, alors que les peintres de son temps ne voyaient que sa gloire. Bien amicalement.

René Oriard,

Académie delphinale

Une plongée fort intéressante dans ce passé français et européen, déjà lointain et cependant très proche…Un bel hommage à Abel Servien; l'exposition est riche et bien présentée, et les tableaux de notre amie Lisette Blanc illustrent le château de Servien d'une façon charmante…

Elisabeth Garden,

une amie poète

Il y a une certaine émotion à parcourir ces mêmes lieux, autrefois suivis par cet "illustre Abel". Après avoir rêvé, mais aussi travaillé sur un tel personnage, voir ces gens s'intéresser à cet homme injustement oublié de l'Histoire, voilà qui met du baume au cœur !

Une exposition splendide, servie par des reproductions de qualité et par des panneaux didactiques d'une grande valeur. Merci à M. et Mme Jacquemont.

Guillaume Lasconjarias *,

Historien

Sur les traces du diplomate, du ministre, du surintendant des finances, j'avais négligé le Dauphinois, l'homme né à Biviers. Quelle émotion de retrouver mon héros dans les murs qui l'ont vu naître et de réviser, grâce à cette sélection de grande qualité, la biographie d'Abel Servien et l'histoire de son siècle. Merci aux responsables de cette brillante manifestation.

Anne-Marie Enaux **,

Conservateur en chef du patrimoine

Une merveille de clarté et de présence…celle d'Abel Servien, bien sur ! Merci à tous.

 Claude Rebotier,

Présidente de la "Maison Pour Tous" de Biviers

Merci à M. et Mme Jacquemont pour leur accueil chaleureux. Magnifique et enrichissante exposition présentée avec goût, dans un décor somptueux; bouquets harmonieux, musique enchanteresse…Tout était parfait. Abel Servien brillait parmi nous comme le soleil, le public était au rendez-vous…Quel succès pour notre enfant bivièrois honoré comme un roi…Nous avons passé deux journées inoubliables, avec l'espoir d'avoir bientôt un chemin Abel Servien à Biviers.

 Lisette Blanc,

Artiste peintre

Journée favorisée par un temps exceptionnel qui contribue à mettre en valeur cette belle propriété. Bravo à ceux qui s'attachent à conserver l'un des trésors de la "vallée aux cent châteaux"…

Merci beaucoup. Thank you very much, very interesting

Très belle exposition qui révèle enfin aux Grenoblois la riche existence d'un "honnête homme" et d'un grand diplomate trop oublié. Merci au mécène qui le fait si brillamment revivre.

Merci pour la visite et bravo à la personne qui a composé les bouquets de fleurs aussi…

Puisqu'Abel Servien semble avoir été une personnalité raffinée et pleine de vertus, alors une petite raison de plus d'être fier d'être Biviérois !

Une magnifique réussite, un ensemble d'efforts admirables, un grand merci à tous ceux qui ont participé à ce moment privilégié.

Bravo pour la musique en harmonie avec cette plongée dans l'Histoire et cette belle journée de fin d'été.                

Exposition passionnante proposée par des personnes passionnées. Une page de l'Histoire  qui devait être rappelée…Merci.

Sous le charme de l'exposition, grand merci au maître des lieux pour sa générosité vis-à-vis de l'Histoire, et pour le travail accompli pour réaliser ces Journées du Patrimoine fort réussies en ce lieu. Fascinée par le talent et la créativité de Lisette Blanc, qui sous-tendent avec bonheur cette page d'Histoire. Bravo !

Surprise et enthousiasme pour cette réalisation (images, documents écrits); une mise à jour de nos connaissances historiques.

Merveilleuse évocation du passé. Comment vous remercier pour tout ce qui est offert à notre vue et à notre mémoire. Je reviendrai…

 

 

Une exposition de "haute tenue" d'après mon grand-père. "Pile mon programme d'Histoire" d'après moi !!!

 Myriam, 12 ans

 

 

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Distinctions obtenues

L'iconographie de l'exposition A la découverte d'Abel Servien a été primée en décembre 2000 par l'Association des Amis du Grésivaudan, en reconnaissance de la qualité du travail accompli par toute une équipe de bénévoles de Biviers et d'ailleurs qui –chacun dans leur domaine- ont contribué à l'exceptionnel succès de cette manifestation (plus de deux mille personnes en l'espace d'un seul week-end).

Par ailleurs, en sa séance du 25 janvier 2003, l'Académie delphinale –dont Augustin Jacquemont est membre associé depuis décembre 2000- lui a décerné le prix institué par elle pour couronner toute œuvre contribuant au rayonnement culturel du Dauphiné et à la conservation de son patrimoine.

Par ce prix, l'Académie entendait souligner l'effort entrepris depuis plus de trois ans par son lauréat pour faire reconnaître à sa juste valeur la personnalité d'Abel Servien, illustre homme d'Etat  dauphinois du XVIIe, injustement tombé dans l'oubli.

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Remerciements

L'exposition A la découverte d'Abel Servien a été organisée à l'occasion des Journées du Patrimoine 2000 à l'initiative conjointe de Mme Martine Prolongeau et Mme Geneviève Pichot-Duclos  (alors respectivement maire de Biviers et conseillère municipale), ainsi que du propriétaire du château Servien.

 Je tiens à remercier tous ceux qui ont su conjuguer leur enthousiasme et leurs talents pour redonner vie, de manière accessible et attrayante, au plus grand des Biviérois.

Pour me limiter au contenu et à l'organisation de l'exposition, je citerai Mme Lisette Blanc (aquarelles),M. Pascal Beyls (panneaux didactiques), M. Nicolas Stroesser (accompagnement musical), ainsi que MM. Pierre Blanc, Jean-Bernard Chaffardon, François Nicolas (et toute son équipe de la Maison Pour Tous de Biviers), Charles Scapucci, Mme Sabine Gély et, surtout, Mme Geneviève Pichot-Duclos, diligente commissaire de l'exposition.

Mes remerciements s'adressent également à toutes les institutions qui nous ont encouragés dans notre initiative en nous faisant a priori confiance, à savoir:

            - la direction des Archives du ministère des Affaires étrangères,

            - le musée d'Art et d'Histoire de Meudon,

            - le musée dauphinois,

            - le musée de Grenoble,

            - la Bibliothèque municipale de Grenoble,

            - les Archives départementales de l'Isère,

            - l'Académie delphinale,

            - le Conseil Général de l'Isère,

            - l'Association des Amis du Grésivaudan,

            - la délégation départementale de l'Association des Vieilles Maisons Françaises,

            - ainsi que Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné, hebdomadaire de grande diffusion régionale, qui a bien

            voulu prendre gracieusement en charge la fabrication de la brochure consacrée à notre grand homme.

Je n'oublierai pas de remercier personnellement :

- le Dr. Louis-Marc Servien, Comte de Boisdauphin, qui descend en ligne directe d'Ennemond Servien, frère d'Abel, pour son efficace soutien,

- Melle Isabelle Richefort, conservateur en chef du Patrimoine au ministère des Affaires étrangères, qui a été commissaire  de l'exposition inscrite dans le cadre de la célébration du 350e anniversaire des traités de Westphalie (octobre 1998) pour  sa grande disponibilité,

 

- Mme Marie-Françoise Bois-Delatte, qui a bien voulu nous prêter quelques documents autographes de la Bibliothèque  municipale de Grenoble,

- M.Emmmanuel Le Roy-Ladurie, professeur au Collège de France, membre de l'Institut, qui nous a prodigué de très  précieux conseils,

- M.Georges Salamand,  pour l'alacrité des deux chroniques annonçant l'exposition dans Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné

- ainsi que Mme Hélène Duccini, Maître de conférence à l'université de Paris X-Nanterre pour sa relecture aussi bienveillante qu'indulgente de la biographie d'Abel Servien.

 

Enfin, je réserverai une mention toute particulière à M. Guillaume Lasconjarias et,  surtout,  à Mme Anne-Marie Enaux :

* Alors qu'il était encore élève à l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, M. Guillaume Lasconjarias avait écrit un mémoire de maîtrise intitulé: Abel Servien: ascension sociale et logique du prestige (1999). Professeur agrégé des universités en 2000, il est actuellement (2004) doctorant à l'université Paris I-Sorbonne. Son concours nous a été précieux et nous l'en remercions très vivement.

** Mme Anne-Marie Enaux était, en 2000, conservateur en chef du Patrimoine au ministère des Affaires étrangères. Sa thèse de l'Ecole des chartes était intitulée: Abel Servien, négociateur des traités de Westphalie. Du parlement de Grenoble à la surintendance des finances (1968). Est-il besoin de préciser que rien de solidement étayé n'aurait pu être réalisé sans le recours constant à cet ouvrage très érudit et fondé sur les meilleures sources. Nous lui exprimons ici à nouveau toute notre gratitude.

A.J.

Site réalisé par Arnaud KRIESMER - tous droits de reproduction réservés - avril 2004

Pour toute information : contact@abelservien.com